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A propos du mur
à abeilles de Pouzols
Découvert récemment par M Philippe Bonnafous, président
de l’association Pouzols Mémoire et Synergie, ce vestige
de l’activité apicole de notre village dont la construction
remonte au début du XIX ème siècle est dans un excellent
état de conservation . Bien sûr, il ne saurait rivaliser
avec les superbes murs à abeilles de la Chartreuse de Bompas, au
sud d’Avignon ou celui de Vernègues (Bouches du Rhône),
mais il témoigne d’une apiculture familiale qui s’est
développée à une époque où le miel
était un édulcorant recherché et plus cher que le
sucre.
Qu’est-ce qu’un mur à abeilles
?

Citons Jean COURRENT, spécialiste apicole et membre du bureau de
l’Abeille de l’Aude dans une étude qu’il consacre
à ces édifices. : « Les murs à abeilles sont
des niches creusées dans une paroi rocheuse voire le plus souvent
aménagées dans des murs de pierres sèches qui soutiennent
les faïssas (en Narbonnais, une bande de terre soutenue par un mur)
ou qui servent de clôture.
C’est dans ces niches que l’agriculteur introduisait ses bucs
(quatre planches assemblées,) pour les mettre à l’abri
des intempéries et de la divagation des animaux sauvages ( sangliers,
renards) et domestiques (chiens et troupeaux). L’orientation idéale
était Sud/Sud-Est qui protégeait la ruche du vent du N.O.
(lo Ceç) et qui faisait bénéficier les butineuses
des premiers rayons du soleil levant ».
Le mur à abeilles de Pouzols.
Il se situe au lieu-dit « la Sarnine à quelques 800 mètres
du village. Il s’agit d’un mur très long qui soutient
une parcelle de vigne appartenant à Monsieur René Rouquet
. C’est une construction de pierres sèches, sans joint orientée
100° (S/S-E) d’une hauteur moyenne de 1,45m. Date approximative
de construction : antérieure à 1850. Dans ce mur 4 logettes
groupées par 2, sumontées d’un linteau en lause et
dans le fond, une pierre plate pour soutenir les bucs.
Quand on sait que dans l’Aude, jusqu’à maintenant,
il n’existait que deux sites répertoriés de murs à
abeilles (un à Roubia, en partie effondré, et un autre du
côté des éoliennes de Montbrun) alors qu’il
est plus que probable que ces constructions devaient être bien plus
nombreuses, il paraît urgent de conserver et de restaurer ces témoins
du passé apicole de notre région et de les intégrer
au patrimoine des communes. Je me fais donc l’écho d’un
appel de Monsieur COURRENT à toute personne ayant connaissance
de pareilles constructions ou qui, à la lecture de cet article
se rappellerait avoir aperçu ce genre de structure, même
en très mauvais état, de le contacter au numéro de
téléphone suivant : 04 68 42 07 19 où par courriel
: jeancourrent@wanadoo.fr.
P.B

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Le jeu de mail ancêtre
du golf

Beaucoup, parmi nous, se sont posé
la question: "mais qu'est-ce que c'est que ce jeu de mail qui
a donné son nom à l'avenue qui relie la place du monument
à l'allée principale du château ?"
Des réponses, j'en avais obtenues,
on m'avait assuré que ce jeu consistait à pousser
une boule de bois à l'aide d'un maillet en bois de
micocoulier tout le long d'un parcours et que le premier
arrivé sans avoir égaré sa boule avait gagné.
J'étais resté sceptique
sur ce genre de règle du jeu...Pour ce qui concerne le maillet,
connaissant les qualités de souplesse et de robustesse du
micocoulier, j'avais tendance à être convaincu.
Et puis, merci INTERNET, j'ai découvert
sur le site www.golfika.com la réponse à mes interrogations
. Je vous les livre:
Le jeu de mail,
(encore appelé pall mall)
Pratiqué
déjà en France au XV1 éme siècle, le
jeu de mail possède des règles et des attitudes de
jeu qui ressemblent très fortement au golf. C'est pour ce
jeu que nous connaissons les règles les plus anciennement
imprimées: Lauthier 1710 (les deux gravures plus haut en
sont extraites).
Plusieurs variantes
existent. Celle qui ressemble le plus au jeu de golf est "le
mail à la chicane", pratiqué en plaine.
On y jouait encore au début du XXième siècle
vers Aix en Provence et Montpellier.
Enfin, j'ai appris
que le grand roi Louis X1V, était un joueur de mail, et que,
déçu de ne pouvoir pratiquer ce jeu en hiver, il avait
fait construire un jeu sur table pour s'adonner à cette passion.
Ainsi il avait jeté les bases du billard.

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Louis Pech: Maire sortant, 66 ans, retraité
Viticulture (178)
Tonia Agnèse: Conseillère sortante, 63 ans, retraité
commerce. (198)
Bernard Albert: Conseiller sortant, 55 ans, Vigneron.(181)
Serge Bonnafous: Fonctionnaire de La Poste, 43 ans. (211)
Stéphane Buigues: Agent de collectivité, conseiller sortant,
40 ans. (203)
Claude Guibbert: Adjoint sortant, 45 ans, viticulteur. (184)
Marie -Christine Herrmann: Conseillère sortante, 63 ans, oléicultrice.
(158)
Vanessa Louvart: Mère au foyer, 30 ans.(148)
Françoise Pradal: Conseillère sortante, 47 ans, sans emploi.
(158)
Corinne Rouquet: Infirmière, 43 ans. (194)
Jean Solbès: Professeur de Lycée,
59 ans.(163)
Les fonctions au sein du conseil

Louis Pech, Maire.

Claude Guibbert, premier adjoint
chargé des grands travaux.

Tonia Agnèse, deuxième
adjointe, chargée de la petite enfance,de l'aide sociale
et de l'enseignement.

Troisième adjoint, Jean
Solbès, chargé de la culture et de la communication.
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Il y aura bientôt trois
siècles et demi, le roi Louis quatorze a
dormi à Pouzols
Cela paraît incroyable, et pourtant, le 2 janvier
1660 celui qu’on appelle le Roi Soleil a passé une
nuit au village . En voici l’explication :
La cour de France quitte le château de Fontainebleau (Versailles
n’existe pas encore) en juillet 1659 pour se rendre au pays
Basque où doit se dérouler le mariage du roi avec
l’infante d’Espagne, Marie Thérèse d’Autriche.
Mariage « politique » qui mettait fin à la guerre
et fixait les frontières qu’on connaît aujourd’hui
(traité des Pyrénées 7 Novembre 1659).
Ce voyage aura duré 13 mois….ce qui paraît surréaliste,
d’autant que la cour aura parcouru 3200 km en faisant un crochet
par Aix en Provence, itinéraire plutôt surprenant pour
se rendre à Saint Jean de Luz !
La raison ? Hubert Delpont (Historien) la donne
dans son livre qui vient de paraître aux éditions de
l’Albret, « Parade pour une infante » : lorsque
la cour arrive à Bordeaux, tout se détraque. On signale
au roi qu'il n'y aura pas d'infante. « Que faire alors »,
souligne Hubert Delpont. Il ne peut ni avancer ni revenir à
Paris sous peine d'être la risée de l'Europe. C'est
alors que va démarrer un extraordinaire voyage qui va conduire
la cour jusqu'à Aix-en-Provence, passant à Pouzols
le 2 janvier 1660.

Louis XIV jeune par Le Brun
Le Roi Louis XIV a vingt et un an, il est accompagné de sa
mère Anne d'Autriche, de Mazarin, de sa cousine la Grande
Mademoiselle et de leur nombreuse suite. Nous trouvons dans le registre
paroissial d'Olonzac, régulièrement tenu depuis l'année
1617, la mention suivante "Sera mémoire à la
postérité que le Roi Louis quatorzième du nom,
Roi de France, est passé au lieu d'Homps le vendredi second
du mois de janvier mille six-cent-soixante environ les trois heures
du soir pour aller coucher à Pouzols. Monsieur d'Anjou son
frère, Madame sa mère et Mademoiselle d'Orléans
étaient avec lui dans son carrosse".
Le Baron De Fournas écrit dans un opuscule
sur l’Histoire de Pouzols : « Mademoiselle, le Cardinal
Mazarin et la Cour, entre Pennautier et Béziers, firent une
étape et, après avoir été reçus
en grandes pompes par les consuls, les dignitaires ecclésiastiques
et les notabilités locales, couchèrent dans différents
lieux de Pouzols. »
Ces différents lieux, hélas ne nous sont pas connus…Le
château actuel datant de 1786…il ne reste plus que des
hypothèses bien fragiles : Relais de Poste, Auberge, Maison
bourgeoise…

Ancien relais de poste en bordure
de la D5
.oui, mais autre problème, et
de taille ! : On sait que le déplacement de la cour représentait
15 000 personnes et 10 000 chevaux ! Tout ce monde n’a pas
pu faire étape à Pouzols. Réponse d’Hubert
Delpont : « En général les gens de la cour résidaient
dans un rayon de vingt kilomètres autour du lieu de l’étape
. Tous d’ailleurs ne passaient pas au même moment Certains
arrivaient la veille pour préparer les lieux et d’autres
après le passage du Roi pour récupérer du matériel(
?)…un peu comme pour le Tour de France ».
Il s’agit bien d’une « parade pour une infante
», elle aura été la plus longue de l’histoire
de la Monarchie et elle se conclura, écrit H.Delpont, en
juin 1560 sur la Bidassoa non sans encore des faits surréalistes
puisque l'infante s'est mariée deux fois. La première
à Fontarrabie mais sans le marié
qui avait envoyé un représentant sur procuration,
la seconde à Saint-Jean-de-Luz avec, cette fois, le roi en
personne, enfin rendu à bon port.
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