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Le repas des aînés

 

Décès

 

Robert Reverdy, poête, A DECOUVRIR!

Une souffrance de 5 ans

janvier 1660, Louis XIV dort à Pouzols

Naissances 2008

 

Mur à abeilles

Avenue du jeu de mail

Les élus et leur fonction

Repas des aînés.


Comme chaque année, la municipalité avait réuni les moins jeunes de ses administrés pour un repas convivial. Monsieur le Maire prit la parole au début pour souhaiter la bienvenue à tous et pour présenter les nouveaux membres du club (les soixantenaires ou les «sexes âgés »..naires – comme on veut !!)
Tous ont eu une pensée émue pour ceux et celles qui ont disparu et pour les malades dans l’impossibilité de participer. Le repas était préparé par Christophe, le chef du restaurant l’Etoile d’Oc et servi par sa charmante épouse Elsa. L’ambiance musicale était assurée par le duo : Syracuse qui a enchanté le public par ses mélodies anciennes et récentes, avec un effort remarquable pour les divers costumes qui accompagnaient le spectacle.
Enfin le clou du repas fut un dessert digne d’entrer dans le livre des records : un mille feuilles de près de 10 mètres dont les invités n’ont pas pu venir à bout, malgré leur légendaire gourmandise !
Bravo à tous pour cet agréable moment et comme on dit chez nous : « à l’an que ben !! »

 

 

 

 

 

 

 

 

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Thomas Barbaira raconte sa captivité de 5 ans dans le stalag IIIA sous le matricule 40664.

Cinq longues années loin des siens.


Né à Cuevas de Vinromas (province de Castellon de la Plana – Espagne), naturalisé Français en novembre 1939, il est incorporé au 25ème RI et occupe le poste de pourvoyeur de mortier de 81m/m.
Fait prisonnier le 11 juin 1940 à Château Thierry dans l'Aisne, il restera 5 ans en Allemagne, sera libéré par les Russes le 22 avril 1945 et ne sera rapatrié en France qu'en juin de la même année.
Il est à ce jour le dernier survivant pouzolais de cette triste époque.
C'est, dans sa maison de Pouzols, par une après-midi d'été propice à la sieste, fenêtres et volets clos que Thomas raconte ses cinq années passées loin des siens.


"La veille de notre capture, nous sommes montés sur une colline avec le sergent et 4 camarades. Là, nous avons dormi en face de la ligne de front. Le lendemain, le sergent reçoit l'ordre de noyer le mortier de 81 avec les munitions et de redescendre. En bas, nous croisons des colonnes de militaires et c'est en longeant le mur d'un cimetière que nous nous sommes trouvés face aux allemands qui nous ont ordonné de jeter nos fusils au sol. Heureusement que personne n'a tiré, heureusement!
Après avoir passé la nuit dans une grange, nous sommes partis. Nous formions une colonne longue comme de Pouzols à Narbonne et nous avons marché sous une pluie qui ne nous a pas laissé un poil de sec. En fin de journée nous avons été enfermés dans une église. La première des choses que j'ai faites ça a été de décrocher un rideau et de me le mettre sur les épaules après avoir enlevé la chemise. Dans cette église, nous avons passé trois jours sans manger...et sans sortir...Vous pouvez imaginer dans quelles conditions d'hygiène nous étions! Après ces trois jours nous avons embarqué sur des remorques tirées par des tracteurs et nous avons traversé la Belgique. Nous n'avions pour seule nourriture qu'un bouillon clair....

Carte d'identité du stalag III A


Arrivés à destination, des fermiers nous ont entouré et ont choisi les plus valides pour les travaux dans les champs. La femme de mon "patron" s'est aperçu que je n'avais pas de chemise et m'en a donné une. Là, je suis resté deux mois à faire les foins. Puis j'ai changé pour aller épandre du fumier sur un terrain prêt à être labouré. Le fermier ne m'a pas trouvé assez rapide et je lui ai alors montré une hernie que j'avais. Il ne m'a plus voulu. J'ai finalement atterri dans une cordonnerie où nous étions douze. J'y ai gagné au change, parce que là, tous les samedis, on prenait une douche et on nous changeait le linge de corps, alors que dans les fermes j'avais passé plus de trois mois avec les mêmes vêtements."
J'avais le temps, je me suis fait opérer de ma hernie.
"Un chirurgien français est venu au camp en remplacement d'un autre et j'en ai profité pour me faire opérer; je me suis dit: " tu as le temps, fais-le" et ma foi, impeccable!"
Mon premier pain au bout de 4 ans et demi.
"Un camarade travaillait chez une veuve de boulanger qui avait une petite fille. Un jour il me fait demander si je ne pourrais pas fabriquer une paire de chaussures pour la petite. Je lui demandai de me fournir le cuir et la forme du pied et je fis confectionner les chaussures par un cordonnier de mon équipe. Comme remerciements je reçus trois gros pains; j'en ai donné deux à celui qui avait fait les souliers et j'ai pu enfin manger du pain au bout de 4 ans et demi!"
Ce sont les Russes qui nous ont libérés
"Près de notre Stalag, il y avait un camp de Russes et, la veille de notre libération, un prisonnier russe était monté sur les toits et avait accroché un drapeau rouge, il a failli être tué. Mais le lendemain il nous arrive un énorme char, avec, derrière, un camion qui pénètre chez eux. C'était l'armée russe. Et dans ce camion ils n'arrêtaient pas de charger des cadavres qu'ils déversaient dans une fosse avec de la chaux vive. C'étaient les morts de chez eux qu'ils ne déclaraient que longtemps après leur décès pour pouvoir toucher leurs rations alimentaires.
Puis nous sommes partis en colonnes, et deux mois après je regagnais la France par le train. Dans l'ensemble j'ai été plutôt bien traité mais j'ai quand même fait 10 mois d'hôpital à Montpellier pour me remettre...Entre nous (et un grand sourire illumine son visage), la nourriture de l'hôpital n'était pas terrible...mais au moins j'avais du pain".

Médailles commémoratives


Thomas coule maintenant une retraite paisible en compagnie de sa femme Berthe qui veille sur ses vieux jours...mais tous les matins, à 92 ans (le 17 août), il enfourche son vélo... pour aller où? Chercher son pain bien sûr!!

 

 

Disparition de Jules Bourrel le 14 avril

 

Il s'est éteint dans son cher village, entouré des soins attentifs de sa famille dans sa 93ème année. Ceux qui l'ont connu se souviennent d'un homme discret, amoureux de la nature et grand chasseur. Toute sa vie il a cultivé la vigne élevant cinq enfants avec son épouse Mercédès décédée le 26 avril de l'année dernière. Ils avaient eu la grande douleur de voir disparaître leur fils Roger en 2001.
Il était le père de Daniel, l’ancien garde municipal, de Marie Thérèse Jalade et de Jean-Louis, tous trois domiciliés au village, ainsi que de Céline Navarro domiciliée à Gérone. Il a eu 13 petits enfants et a été plusieurs fois arrière grand-père.( Sa dernière arrière petite fille vient de naître il y a deux jours.)

"Un vol de perdreaux, par dessus les champs monte dans les nuages", s'il les voit, il est heureux.


A toutes les personnes que ce deuil attriste, nous présentons nos sincères condoléances.


 

Décès de Paul Guibert dit: Popo

 

Pouzolais de souche, il avait quitté le village en 1950 pour prendre une propriété viticole à Paraza où il n'est resté que deux ans et c'est à Carcassonne qu'il a fait carrière dans l'alimentation chez un grossiste.
Il était resté fidèle à Pouzols où il revenait plusieurs fois par an dans sa demeure du fort. C'est ici qu'il aimait arpenter la garrigue à la recherche des asperges au printemps, des escargots, des fleurs etc. Il fréquentait aussi le monument où il retrouvait tous ses copains d'enfance et se mettait au courant de l'actualité du village.
Les Pouzolais se souviennent de "Popo ", cet homme affable, avec, à la main, son bâton de marche et qui avait toujours un mot aimable pour chacun.
Il aurait eu 80 ans en septembre, il nous a quittés le 13 mai et ses nombreux amis l'ont accompagné à sa dernière demeure le 16.
A son épouse Yvonne, à ses filles et ses petits enfants nous présentons nos sincères condoléances.

 

 

 

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Un vestige du passé apicole découvert

 

A propos du mur à abeilles de Pouzols


Découvert récemment par M Philippe Bonnafous, président de l’association Pouzols Mémoire et Synergie, ce vestige de l’activité apicole de notre village dont la construction remonte au début du XIX ème siècle est dans un excellent état de conservation . Bien sûr, il ne saurait rivaliser avec les superbes murs à abeilles de la Chartreuse de Bompas, au sud d’Avignon ou celui de Vernègues (Bouches du Rhône), mais il témoigne d’une apiculture familiale qui s’est développée à une époque où le miel était un édulcorant recherché et plus cher que le sucre.
Qu’est-ce qu’un mur à abeilles ?


Citons Jean COURRENT, spécialiste apicole et membre du bureau de l’Abeille de l’Aude dans une étude qu’il consacre à ces édifices. : « Les murs à abeilles sont des niches creusées dans une paroi rocheuse voire le plus souvent aménagées dans des murs de pierres sèches qui soutiennent les faïssas (en Narbonnais, une bande de terre soutenue par un mur) ou qui servent de clôture.
C’est dans ces niches que l’agriculteur introduisait ses bucs (quatre planches assemblées,) pour les mettre à l’abri des intempéries et de la divagation des animaux sauvages ( sangliers, renards) et domestiques (chiens et troupeaux). L’orientation idéale était Sud/Sud-Est qui protégeait la ruche du vent du N.O. (lo Ceç) et qui faisait bénéficier les butineuses des premiers rayons du soleil levant ».


Le mur à abeilles de Pouzols.


Il se situe au lieu-dit « la Sarnine à quelques 800 mètres du village. Il s’agit d’un mur très long qui soutient une parcelle de vigne appartenant à Monsieur René Rouquet . C’est une construction de pierres sèches, sans joint orientée 100° (S/S-E) d’une hauteur moyenne de 1,45m. Date approximative de construction : antérieure à 1850. Dans ce mur 4 logettes groupées par 2, sumontées d’un linteau en lause et dans le fond, une pierre plate pour soutenir les bucs.
Quand on sait que dans l’Aude, jusqu’à maintenant, il n’existait que deux sites répertoriés de murs à abeilles (un à Roubia, en partie effondré, et un autre du côté des éoliennes de Montbrun) alors qu’il est plus que probable que ces constructions devaient être bien plus nombreuses, il paraît urgent de conserver et de restaurer ces témoins du passé apicole de notre région et de les intégrer au patrimoine des communes. Je me fais donc l’écho d’un appel de Monsieur COURRENT à toute personne ayant connaissance de pareilles constructions ou qui, à la lecture de cet article se rappellerait avoir aperçu ce genre de structure, même en très mauvais état, de le contacter au numéro de téléphone suivant : 04 68 42 07 19 où par courriel : jeancourrent@wanadoo.fr.


P.B

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Le jeu de mail ancêtre du golf

Beaucoup, parmi nous, se sont posé la question: "mais qu'est-ce que c'est que ce jeu de mail qui a donné son nom à l'avenue qui relie la place du monument à l'allée principale du château ?"

Des réponses, j'en avais obtenues, on m'avait assuré que ce jeu consistait à pousser une boule de bois à l'aide d'un maillet en bois de micocoulier tout le long d'un parcours et que le premier arrivé sans avoir égaré sa boule avait gagné.

J'étais resté sceptique sur ce genre de règle du jeu...Pour ce qui concerne le maillet, connaissant les qualités de souplesse et de robustesse du micocoulier, j'avais tendance à être convaincu.

Et puis, merci INTERNET, j'ai découvert sur le site www.golfika.com la réponse à mes interrogations . Je vous les livre:

Le jeu de mail, (encore appelé pall mall)

Pratiqué déjà en France au XV1 éme siècle, le jeu de mail possède des règles et des attitudes de jeu qui ressemblent très fortement au golf. C'est pour ce jeu que nous connaissons les règles les plus anciennement imprimées: Lauthier 1710 (les deux gravures plus haut en sont extraites).

Plusieurs variantes existent. Celle qui ressemble le plus au jeu de golf est "le mail à la chicane", pratiqué en plaine. On y jouait encore au début du XXième siècle vers Aix en Provence et Montpellier.

Enfin, j'ai appris que le grand roi Louis X1V, était un joueur de mail, et que, déçu de ne pouvoir pratiquer ce jeu en hiver, il avait fait construire un jeu sur table pour s'adonner à cette passion. Ainsi il avait jeté les bases du billard.

 

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Louis Pech: Maire sortant, 66 ans, retraité Viticulture (178)
Tonia Agnèse: Conseillère sortante, 63 ans, retraité commerce. (198)
Bernard Albert: Conseiller sortant, 55 ans, Vigneron.(181)
Serge Bonnafous: Fonctionnaire de La Poste, 43 ans. (211)
Stéphane Buigues: Agent de collectivité, conseiller sortant, 40 ans. (203)
Claude Guibbert: Adjoint sortant, 45 ans, viticulteur. (184)
Marie -Christine Herrmann: Conseillère sortante, 63 ans, oléicultrice. (158)
Vanessa Louvart: Mère au foyer, 30 ans.(148)
Françoise Pradal: Conseillère sortante, 47 ans, sans emploi. (158)
Corinne Rouquet: Infirmière, 43 ans. (194)
Jean Solbès: Professeur de Lycée, 59 ans.(163)

 

Les fonctions au sein du conseil

 

Louis Pech, Maire.

 

Claude Guibbert, premier adjoint chargé des grands travaux.

 

Tonia Agnèse, deuxième adjointe, chargée de la petite enfance,de l'aide sociale et de l'enseignement.

 

Troisième adjoint, Jean Solbès, chargé de la culture et de la communication.

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y aura bientôt trois siècles et demi, le roi Louis quatorze a
dormi à Pouzols


Cela paraît incroyable, et pourtant, le 2 janvier 1660 celui qu’on appelle le Roi Soleil a passé une nuit au village . En voici l’explication :
La cour de France quitte le château de Fontainebleau (Versailles n’existe pas encore) en juillet 1659 pour se rendre au pays Basque où doit se dérouler le mariage du roi avec l’infante d’Espagne, Marie Thérèse d’Autriche. Mariage « politique » qui mettait fin à la guerre et fixait les frontières qu’on connaît aujourd’hui (traité des Pyrénées 7 Novembre 1659).
Ce voyage aura duré 13 mois….ce qui paraît surréaliste, d’autant que la cour aura parcouru 3200 km en faisant un crochet par Aix en Provence, itinéraire plutôt surprenant pour se rendre à Saint Jean de Luz !
La raison ? Hubert Delpont (Historien) la donne dans son livre qui vient de paraître aux éditions de l’Albret, « Parade pour une infante » : lorsque la cour arrive à Bordeaux, tout se détraque. On signale au roi qu'il n'y aura pas d'infante. « Que faire alors », souligne Hubert Delpont. Il ne peut ni avancer ni revenir à Paris sous peine d'être la risée de l'Europe. C'est alors que va démarrer un extraordinaire voyage qui va conduire la cour jusqu'à Aix-en-Provence, passant à Pouzols le 2 janvier 1660.

Louis XIV jeune par Le Brun


Le Roi Louis XIV a vingt et un an, il est accompagné de sa mère Anne d'Autriche, de Mazarin, de sa cousine la Grande Mademoiselle et de leur nombreuse suite. Nous trouvons dans le registre paroissial d'Olonzac, régulièrement tenu depuis l'année 1617, la mention suivante "Sera mémoire à la postérité que le Roi Louis quatorzième du nom, Roi de France, est passé au lieu d'Homps le vendredi second du mois de janvier mille six-cent-soixante environ les trois heures du soir pour aller coucher à Pouzols. Monsieur d'Anjou son frère, Madame sa mère et Mademoiselle d'Orléans étaient avec lui dans son carrosse".
Le Baron De Fournas écrit dans un opuscule sur l’Histoire de Pouzols : « Mademoiselle, le Cardinal Mazarin et la Cour, entre Pennautier et Béziers, firent une étape et, après avoir été reçus en grandes pompes par les consuls, les dignitaires ecclésiastiques et les notabilités locales, couchèrent dans différents lieux de Pouzols. »
Ces différents lieux, hélas ne nous sont pas connus…Le château actuel datant de 1786…il ne reste plus que des hypothèses bien fragiles : Relais de Poste, Auberge, Maison bourgeoise…

Ancien relais de poste en bordure de la D5

.oui, mais autre problème, et de taille ! : On sait que le déplacement de la cour représentait 15 000 personnes et 10 000 chevaux ! Tout ce monde n’a pas pu faire étape à Pouzols. Réponse d’Hubert Delpont : « En général les gens de la cour résidaient dans un rayon de vingt kilomètres autour du lieu de l’étape . Tous d’ailleurs ne passaient pas au même moment Certains arrivaient la veille pour préparer les lieux et d’autres après le passage du Roi pour récupérer du matériel( ?)…un peu comme pour le Tour de France ».
Il s’agit bien d’une « parade pour une infante », elle aura été la plus longue de l’histoire de la Monarchie et elle se conclura, écrit H.Delpont, en juin 1560 sur la Bidassoa non sans encore des faits surréalistes puisque l'infante s'est mariée deux fois. La première à Fontarrabie mais sans le marié qui avait envoyé un représentant sur procuration, la seconde à Saint-Jean-de-Luz avec, cette fois, le roi en personne, enfin rendu à bon port.



 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En attente...Allez les jeunes!!!